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BIBLIOCODIF (Les nouveautés DU CENTRE RESSOURCES) .
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. Chaque
mois, grâce à une veille active auprès des éditeurs, l'équipe du Pôle
documentation vous propose les dernières publications
qui concernent les thématiques du CODIF( voir le plan de classement). Le BIBLIOCODIF vous
présente ainsi les derniers ouvrages reçus. N'hésitez pas à venir les consulter ou les emprunter
au Centre Ressources ! .
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Au nom du peuple Ouïghour
Mémoires
Rebiya KADEER
Ed. L’Archipel, 2010, 22€
En juillet 2009, de violentes émeutes étaient réprimées dans le sang au Xinjiang (Turkestan oriental), la plus vaste des régions autonomes de Chine populaire. Une nouvelle fois, Pékin en rejetait la responsabilité sur les Ouïghours, soupçonnés de menées séparatrices, et sur Rebiya Kadeer, porte-parole de ces neuf millions de musulmans turcophones, désormais minoritaires dans leur propre province.
Exemplaire destin que celui de cette femme de caractère, qui aurait pu devenir un modèle d’assimilation. Fille de parents réduits à la misère par la R é volution culturelle, mariée par nécessité, elle trouve la fierté de divorcer pour épouser un dissident et la force de bâtir ex nihilo un véritable empire commercial, jusqu’à devenir la femme d’affaires la plus riche du pays. Un symbole apprécié de la Chine nouvelle, qui l’envoie à l’Assemblée nationale populaire. Ce privilège, elle en use pour dénoncer, au plus haut niveau de l’Etat, la situation d’apartheid régnant au Xinjiang. Jusqu’au jour de 1999 où elle est accusée de complot et emprisonnée.
Depuis sa libération et son exil en 2005, Rebiya Kadeer est considéréé comme la “mère du peuple ouïghour”. Dans ce livre, elle raconte sa prise de conscience politique, ses sept années de cachot et de torture mentale, son procès à huis clos, et les représailles exercées sur ses enfants. Elle dénonce la colonisation de fait du Xinjiang et les discriminations de tous ordres pesant sur son peuple, pour lequel elle réclame le droit à l’autodétermination.
Rebiya KADEER, née en 1946, mère de onze enfants et Présidente en exil du Congrès Mondial Ouïghour, est souvent comparée au dalaï-lama. Qualifiée de “terroriste” et d’”extrémiste” par le gouvernement chinois, elle est régulièrement citée parmi les possibles lauréats du prix Nobel de la Paix. |
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Les mots des familles
Cookie ALLEZ
Ed. Buchet-Chastel, 2010, 15,50€
Nombre de mots et d’expressions naissent et prospèrent dans l’espace clos des familles. Ils ne sont compréhensibles que par les membres de ces communautés réduites et en franchissent rarement les limites. Il peuvent se transmettre de génération en génération.
Après avoir mené une véritable prospection, Cookie Allez a rassemblé des centaines d’expressions en un savoureux florilège. Pour chaque occurence, elle donne le sens exact et, si possible, raconte les circonstances de création. Cette petite anthologie recèle des perles surprenantes, parfois cocasses, qui mettent en valeur la poésie et la richesse d’une langue française parallèle, clandestine et intime. |
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Il faut sauver la parité
Rapport d’information n° 552
Michèle ANDRÉ, Sénatrice
Délégation aux Droits des Femmes et à l’Egalité des chances entre les hommes et les femmes
Sénat, 2009/2010, 5€
L’examen par le Parlement du projet de réforme des collectivités territoriales et du mode de scrutin qu’il envisage pour l’élection des futurs conseillers territoriaux interviendra dix ans après l’adoption de la loi du 6 juin 2000 qui a institué, pour la première fois, des leviers juridiques et financiers pour favoriser l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et aux fonctions électives.
Or, les deux modes de scrutin successivement env isagés par le Gouvernement ne sont pas favo rables à l’accès des femmes aux mandats de Conseiller Territorial : le scrutin mixte initialement proposé ne d e v rait donner, dans les meilleures hypothèses, que 17,3% de femmes d’après les évaluations de l’Observatoire de la parité et le scrutin majoritaire à deux tours, adopté par l’Assemblée Nationale, devrait être encore plus négatif. Ce mode de scrutin actuelle ment utilisé pour l’élection des Conseillers Généra u x en a fait les assemblées les plus masculinisées de France avec 12,3% de femmes seulement alors que, grâce au scrutin de liste, la parité est devenue une réalité effective dans les Conseils Régionaux constitués de 48% de femmes.
Le scrutin majoritaire à deux tours est-il définitivement inconciliable avec l’objectif constitutionnel d’égal accès aux mandats électoraux ?
Le Délégation aux Droits des Femmes refuse de s’y résigner et formule une proposition innovante : le scrutin “binominal”.
Tout en s’effectuant au scrutin majoritaire à deux tours dans le cadre du canton, l’élection porterait non sur un candidat unique doublé d’un suppléant, mais sur un binôme paritaire constitué de deux candidats de sexe différent, flanqué d’un binôme de suppléants, également mixte. Si l’on veut maintenir inchangé l’effectif prévu des Conseillers Territoriaux, cette mesure supposera simplement de réduire de moitié le nombre de cantons par rapport au redécoupage envisagé.
Elle permettrait l’instauration d’une stricte parité dans les Conseils Généraux comme dans les Conseils Régionaux. |
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Les pères dans la publicité
Une analyse des stéréotypes à l’oeuvre
Observatoire sur la Responsabilité Sociétale des Entreprises (www.orse.org)
Ces dernières années, les entreprises se sont mobilisées sur la thématique de l’égalité professionnelle, prenant conscience que le processus ne pourra avancer sans une implication des hommes et une remise en cause des stéréotypes culturels qui perpétuent le modèle de “l’homme gagne-pain” et de la femme responsable de la sphère domestique et familiale...
Ainsi, ... les entreprises s’interrogent sur la communication qui peut être faite auprès des consommateursmasculins, notamment. Quelle représentation de la parentalité masculine les médias véhiculent-ils ? Sont-ils conformistes, voire rétrogrades, dans leurs représentations de la parentalité masculine ou contribuent-ils à faire évoluer les représentations de genre ?
Il semble important de travailler sur cet axe dans la mesure où peu d’études ont été faites sur l’image des hommes dans les médias. Or, “l’enjeu est important” rappelle le sociologue Eric Macé, “puisque ces représentations tendent à légitimer ou à l’inverse à destabiliser les points de vue considérés comme allant de soi et qui sont le plus souvent le point de vue dominant du moment”.
Cette étude, coordonnée par l’ORSE, a été menée en partenariat avec l’agence BETC Euro RSCG et s’appuie sur le travail d’analyse d’Eric Macé, spécialiste des médiacultures et du genre.
Elle constitue ainsi une première, et ouvre la voie, à une réflexion sur les représentations de l’identité masculine proposées par la publicité et les médias. |
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Les hommes-couleurs
Cloé KORMAN
Ed. Seuil, 2010, 19,50€
En 1989, l’ingénieur Joshua Hopper retrouve à New York un ancien ouvrier mexicain, seul témoin d’un chantier ferroviaire qui a englouti dans les années 1950 des sommes considérables, mobilisé des milliers d’hommes... mais qui n’a pas laissé la moindre trace. Le récit de Gris Bandejo entraîne Josh à Minas Blanca, une petite ville au sud de la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique. Là, au seuil du désert, l’ingénieur français Georges Bernache et sa femme Florence, une Américaine, ont dirigé les opérations sans qu’un pouce de rail soit posé. Pourtant les ouvriers n’ont cessé d’affluer : pendant des années, ils ont creusé sous terre un tunnel destiné à les conduire aux Etats-Unis.
Joshua découvre peu à peu la vie des ces deux expatriés, isolés avec leurs enfants au milieu d’une foule mexicaine qui les fascine et les inquiète. Entre les murs du jardin des Bernache, miracle de verdure dans ce paysage pierreux, leur fille Suzanne et leurs jumeaux grandissent avec bonheur sous le regard de l’aîné, Nino, enfant adopté aux airs de dieux aztèques. Mais bien qu’ils soient complices de l’entreprise des clandestins, Georges et Florence savent aussi qu’elle risque à tout moment de les détruire. |
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La cage dorée
Shirin EBADI, Prix Nobel de la Paix
Ed. L’Archipel, 2010, 19,95€
Amies, Shirin et Pari voient leurs vies bouleve r s é e s par l’avènement de la République islamique, en 1979. Shirin, évoque ici le destin de Pari et de ses trois frères, qui ont choisi des engagements opposés. Abas, Général de l’armée du Shah, a été contraint de fuir aux Etats-Unis à la chute du régime ; Javad est un activiste communiste ; Ali, héros de la guerre contre l’Irak, est, pour sa part, un admirateur de l’ayatollah Khomeiny.
Ce récit, où le drame et le quotidien s’entremêlent, est une parabole de la société iranienne contemporaine. Une cage dorée dont le lustre est terni par la violence, la corruption et l’intolérance. |
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Michelle PORTE
Entre documentaire et fiction : un cinéma libre
(+ dvd du film “Savannah Bay, c’est toi” 1984)
Entretiens avec Jean Cléder
Ed. Le Bord de l’Eau, 2010, 30€
Michèle Porte est surtout connue du grand public pour deux films importants consacrrés à Marguerite Duras, “Les lieux de Marguerite Duras" (1976) et “Savannah Bay, c’est toi" (1984) ainsi que pour son long métrage “L”après-midi de Monsieur Andesmas" (2004) qu’elle a adapté du livre de Duras . Lorsqu’on se penche sur sa filmographie, on se prend à suspecter que l’attention accordée à son oeuvre était jusqu’ici injustement resserrée.
En effet, au fil de trente années de réalisation, M i chelle Porte a construit une oeuvre de liberté concernant ses regards sur de grands artistes du siècle - Virginia Woolf, Carl Théodor Dreyer, Christian Boltanski, Françoise Sagan... - et sur des destinées tragiques (Le Gardien du feu) ou certains grands moments de l’Histoire (La Peste, Marseille 1720).
Ce qui frappe le spectateur au premier regard, c’est la radicalité des choix esthétiques et narratifs qui président à ces réalisations : à l’écart des modes et des mouvements, insoucieuse des conventions narratives de la télévision comme du cinéma, la cinéaste s’est toujours efforcée de donner à son sujet la forme juste - et cette exigence confère à son travail la force d’un style. |
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Une femme libre
Danielle STEEL
Ed. Presses de la Cité, 2010, 19,90€
Dans le tourbillon de la première guerre mondiale.
A dix-huit ans, Annabelle Worthington a tout pour être heureuse. Issue de la haute société new-yorkaise, elle a grandi au sein d’une famille unie et
aimante. Mais, en avril 1912, un terrible malheur
frappe les siens : son père et son frère périssent dans
le naufrage du Titanic.
Pour oublier son chagrin, la jeune fille travaille
bénévolement dans les hôpitaux et découvre sa
vocation : la médecine. En épousant son meilleur
ami, Annabele pense enfin renouer avec le bonheur. Mais Josiah lui a caché son homosexualité.
Trahie et déshonorée, Annabelle fuit New York et
embarque pour la France, afin de soigner les soldats blessés sur le front. Son destin est en
marche...
Plus de 70 romans, 560 millions d’exempaires
vendus à travers le monde : Danielle STEEL est
un auteur dont le succès ne se dément pas depuis
maintenant plus de vingt-ans. Une catégorie en soi.
Un véritable phénomène d’édition. |
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La dernière trace
Charlotte LINK
Ed. Presses de la Cité, 2010, 21,50€
Attention ! Zone de haute tension psychologique...
10 janvier 2003. Pour la première fois, Elaine
Dawson quitte son village du Somerset afin de
répondre à l’invitation de Rosanna, une amie de la
famille qui se marie à Gibraltar. Mais tous les vols au
départ de Heathrow sont annulés à cause du
brouillard. Alors que la jeune provinciale s’apprête à
passer la nuit dans une salle d’embarquement, un
aimable Londonien propose de l’héberger. Elaine
accepte. On ne la reverra plus.
Cinq ans plus tard, Rosanna doit écrire une série
d’articles sur les disparitions inexpliquées pour un
magazine. L’occasion pour elle de savoir enfin ce qui
est arrivé à Elaine. La journaliste est loin de se douter
qu’en s’engageant dans cette enquête elle va se
mette en danger de mort.
Avec sept livres parus aux Presses de la Cité,
dont La Maison des soeurs, Les Roses de Guernesey,
L’Invité de la dernière heure, l’Allemande Charlotte
LINK s’est imposée comme reine du suspense psychologique
qui n’a rien à envier à ses consoeurs britanniques. |
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Ce frère-là
Anne-Constance VIGIER
Ed. Joelle Losfeld, 2010, 14,50€
Septembre 2005 : la narratrice se prépare à assister à l’enterrement de son frère, un guitariste classique
dont elle était très proche. Elle se remémore alors les
scènes familiales, cruelles ou tendres, qui ont été le
moment décisif de leurs vies. Les terreurs de
l’enfance, la dure réalité de l’amour et de l’amitié
parfois sont autant de souvenirs intenses qui dessinent le relief imparfait, unique et terriblement précieux d’une existence.
En abordant une nouvelle fois un sujet
intime et délicat, Anne-Constance VIGIER continue à
explorer avec humour et légèreté les méandres de la
vie. La simplicité de son écriture met en scène, sans
ostentation ni pathos ni hystérie, la petite musique
marécageuse des sentiments. |
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La mère et le philosophe
Jean-Louis CIANNI
Ed. Le Bord de L’Eau, 2010, 20€
L’auteur explore les relations méconnues des philosophes
avec leurs mères. Il décèle les effets de ces
relations sur le mode de pensée, les thèmes de
réflexion, la tonalité affective d’une philosophie ? A
l’écart de la psychologie, il suit le fil reliant la biographie à l’oeuvre, l’intime à l’universel.
De Socrate à Simone de Beauvoir, dix générations
philosophiques sont développées, dans une suite à
la fois chronologique et répétitive. Dix parce que
penser prend du temps et que sans être un éléphant,
le philosophe a de toute évidence besoin pour se
former d’un cycle plus long que l’homme ordinaire...
Cette généalogie, qui se veut récréative, rend sans
doute les philosophes plus humains et la philosophie plus proche de la vie. Elle éclaire aussi la fonction maternante de la discipline et les vertus de son
exercice : la possibilité d’une réinvention du sujet à
la source même de sa pensée. A une époque qui
cherche à étouffer dans l’oeuf tout ce qui pense, une
telle renaissance prend valeur de résistance. |
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Allaitement maternel et développement durable
Préface de Maud FONTENOY
Ed. Gramond col. Instants de Vie, 2010, 23€
Respecter un libre choix, savoir choisir, s’informer
Malika Zidane, Aurélie Vaneck et 70 couples racontent leurs expériences de l’allaitement, permettant à
chaque mère de trouver son propre chemin. L’association “Autour de l’enfant” s’engage aux côtés de toutes
les femmes et futures mères qui souhaitent prolonger
leur allaitement. “Allaitement maternel et développement durable” les accompagne dans cette belle aventure maternelle.
L’association AUTOUR DE L’ENFANT a été créée à
Marseille en 1999 pour répondre à la demande pluriquotidienne
des parents de mieux s’informer sur la
qualité des soins pour leurs enfants. Cette demande
tournait autour des mêmes thèmes : quels vaccins ?
quel type d’alimentation ? comment gérer les difficultés
rencontrées lors du développement de nos
familles à l’école, lors de l’adolescence, lors des événements
difficiles de la vie ? Des réunions organisées à l’Ecole Saint Joseph de la Madeleine, la création
d’un réseau gratuit d’accès à l’information sur la
parentalité à la maternité de Beauregard, la création
d’un site internet évolutif et convivial (www.autourdelenfant.org), puis l’envoie d’équipes multidisciplinaires
autour de la maternité au Burkina Fasso ont été
autant de faits concrets générés par l’association. |
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Casse-toi !
Crève mon fils, je ne veux pas de pédé dans ma vie
Jean-Marie PÉRIER
Oh Editions, 2010, 14,90€
Tous les jours, des jeunes sont chassés par leur famille
uniquement parce qu’ils sont homosexuels. Jean
Marie Périer est allé à la rencontre de ces adolescents
jetés à la rue du jour au lendemain, sans soutien, sans
argent et sans ave n i r. Il oeuvre désormais pour que
cesse cette situation intolérable.
Certains parents, lorsqu’ils découvrent l’homosexualité
de leur fils ou de leur fille, se déchaînent contre leur
enfant : insultes, coups, flicage, séquestration... tout
arrive. Avec, au final, une même conclusion : “T’es
gay ? Casse-toi !”.
Touché par la détresse de ces adolescents
bannis et révulsé par l’aberration d’être puni pour le
seul fait d’aimer une personne du même sexe, Jean-Marie Périer, le célèbre photographe des années 1960
et de “Salut les copains” a eu envie d’agir : en rencontrant
ces jeunes venant des quatre coins de France et
issus de tous milieux, il s’est engagé à porter leur voix.
Pour que l’histoire de Sandra, Antoine, Hassan, Jimmy
et les autres, rejetés par leurs parents, bouscule les
idées reçues. Pour que l’on parle enfin d’homosexualité
sans tabou ni mauvaise foi, et qu’au début du XXIe
siècle, chacun puisse être libre d’aimer sans avoir
peur. |
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Reproduire le genre
Sous la direction de Elsa DORLIN et Eric FASSIN
Ministère de la Culture et de la Communication,
Bibliothèque du Centre Pompidou, 2010, 18€
Reproduire le genre ? Il s’agit d’abord du genre de
la famille, de la parenté et de la parentalité ne se
contente pas de refléter un ordre des sexes : par le
jeu des rôles sexués, il participe de sa reproduction.
Après “Genres et Sexualités” (2009), ce volume
réunissant anthropologues, historiens, juristes, philosophes et sociologues vient clore les actes de trois
colloques organisés à l’initiative de la Bibliothèque
Publique d’Information. L’ensemble est défini par le
renversement d’une donnée empirique en une interrogation : des femmes et des hommes ? Au-delà du
pluriel, c’est l’évidence à laquelle il y a deux sexes
qui est ainsi soumise à la question par le concept de
genre.
La différence des sexes posée comme un fait non
problématique, c’est-à-dire niée en tant que problème, est au principe de l’ordre, non seulement
des sexes, mais aussi des sexualités, de l’ordre familial et de la filiation, et de la reproduction. Le genre ébranle l’évidence de cette donnée première en la
dénaturalisant.
Le genre se révèle ainsi, inséparablement, un outil
(scientifique) et une arme (politique) : le féminisme
ouvre un champ d’étude en même temps qu’un
champ de bataille. |
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Les Lesbiennes
Stéphanie ARC
Ed. Le Cavalier Bleu, col. Idées reçues, 2010
“Ce sont des garçons manqués”, “C’est un choix
féministe”, “Il y a plus de gais que de lesbiennes”,
“Elles n’ont pas trouvé le bon”, “Entre femmes, ce
n’est pas vraiment du sexe”, “Elles ne devraient pas
avoir d’enfants”...
Issues de la tradition ou de l’air du temps, mêlant
souvent vrai et faux, les idées reçues sont dans
toutes les têtes. L’auteur les prend pour point de
départ et apporte ici un éclairage distancié et approfondi sur ce que l’on sait ou croit savoir.
Stéphanie ARC, est diplômée de philosophie
morale et politique à la Sorbonne. Elle est
devenue journaliste et auteure, après avoir travaillé
dans l’édition. Vice-présidente de l’association SOS
homophobie en 2008/2009, elle participe parallèlement à la lutte contre la lesbophobie et le sexisme,
et contre les discriminations qu’ils engendrent.
Dépassant, entre autres, le cliché de la “camionneuse”,
l’auteure nous invite ici à découvrir cette
homosexualité féminine qui, depuis Sapho, gêne et
inquiète parce qu’elle transgresse les normes
sociales. |
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L’espoir est une terre lointaine
Colleen MAC CULLOUGH
Ed.France Loisirs, 2001, Don Adhérente
A travers le destin de Richard Morgan (qui selon les dires
de l’auteure, a réellement existé), Colleen McCullough
brosse une gigantesque fresque historique retraçant la for -
mation de l’Australie. Mais avant tout l’Espoir est une
terre lointiane est l’histoire d’un homme ordinaire qui
connu l’amour, la haine et les pires épreuves, un homme
qui a su transcender l’injustice et les souffrances les plus
terribles pour fonder une nouvelle génération de conquérants. |
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L’Australienne
Nancy CATO
Ed.Presses de la Renaissance, 1984, Don Adhérente
Une femme dans un monde d’hommes, sauvage et sans
pitié. Thème éternetl, mais renouvelé et rendu à sa profonde vérité humaine dans cette magnifique saga de
l’Australie victorienne !
Ayant perdu ses parents dans le naufrage du navire qui
les amenait aux antipodes, Delie Grodon est recueillie par
son oncle et sa tante. L’attend le monde ffascinant de
l’Australie des pionniers de la fin du siècle dernier, un
pays grandiose et inconnu qu’elle verra, d’année en
année, passer des moeurs primitives des aborigènes aux
bouleversement du XXe siècle... |
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Un doux parfum de lavande
Belinda ALEXANDRA
Ed.France loisirs, 2004, Don Adhérente
Dans l’entre-deux-guerres, le jeune Suzanne quitte ses
champs de lavande pour Marseille où la vie rude et précaire qui l’attend lui offre cependant un rêve : devenir
une grande chanteuse de music-hall. Le destin et le talent
ne tardent pas à faire d’elle la star que le tout-Paris
s’arrache, mais alors que les feux de la rampe s’illuminent, l’avenir du pays s’assombrit. Dans une France
occupée, Suzanne devra faire des choix qui mettront sa
vie en péril... Mais elle y apprendra aussi que, à l’instar
de la lavande sauvage, même dans un climat des plus
hostiles l’amour peur s’épanouir... |
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Le guetteur immobile
Claire BONNAFÉ
Ed.Balland, collection Livre de poche, 1990, Don
Adhérente
Après la mort de Franz, son compagnon peintre, Laura
s’attache à réunir les éléments d’un catalogue d’exposition.
Mais quand il s’agit de son enfance, elle se heurte à la résistance de la mère de Frantz. Néanmoins, elle parviendra à
reconstituer un cheminement : envoyé en Angleterre pour
échaper au nazisme, mis ensuite en pension par des parents
pour lesquels il est devenu insaisissable, Frantz adolescent a
tenté de se suicider. Une balle est restée dans sa tête, inoffensive, mais sans qu’on puisse la retirer : symbole d’une mort
présente, en suspens... |
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No sex
Avoir envie de ne pas faire l’amour
Peggy SASTRE
Ed. La Musardine, collection l’attrape-corps, 2010, 13€
Si, depuis la révolution sexuelle, tout le monde peut faire
ce qu’il veut de son cul, quel danger y aurait-il à ne rien
en faire du tout ?
Il y a encore peu de temps, la disette sexuelle n’était pas
jugée négativement. Au contraire : haro sur les fornicateurs, les masturbateurs, sur tous ceux qui séparaient sexe
et procréation? Si la révolution sexuelle peut avoir
quelques ratés, son influence ne fait aucun doute sur un
point précis : désormais, c’est une libido faible, voire
inexistante, que l’on montre du doigt. Manifester son goût
peu prononcé pour la chose prend des allures de tare à
soigner. Au centre du soupçon, une poignée d’individus
se revendiquant asexuels et qui, autour du site Internet
asexuality.org, conquiert peu à peu une visibilié sociale et
médiatique.
Peggy SASTRE est née en 1981. Doctorante en
philosophie, journaliste et traductrice, elle revient cette
année après un premier ouvrage à la Musardine en 2009 “Ex utero, pour en finir avec le féminisme”. Elle continue
aussi diverses expériences littéraires sur nihil-ex-nihilo.blogspot.com. |
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Burka
Eva SCHWINGENHEUER
Ed. Anabet, 2010, 9,80€
Peut-on rire de tout, même des femmes en burqa ? Oui,
répond Eva Schwingenheuer, 30 ans, illustratrice allemande
dont l’ouvrage tout juste paru s’intitule sobrement BURKA. Pas
de texte, que des images. Silhouettes noires sur fond blanc, le
style est minimaliste. Certains dessins sont très crus, d’autres
se contentent de railler l’usage de la burqa au quotidien
(chez le coiffeur, le gynéco…). La dessinatrice assume clairement son engagement. Contre la burqa. Par le rire.
Interview par Catherine COROLLER
Libération du
17/03/2010 (http://www.liberation.fr/societe)
Votre livre est-il politique ?
“Oui, je suis absolument contre la burqa. Elle est l’expression
d’une interprétation conservatrice et patriarcale du
Coran, controversée au sein même de la communauté
musulmane. Pour moi, c’est l’expression d’un double
sexisme, qui réduit les femmes à leurs corps et aux «séductions », disons, extérieures, qu’elles doivent cacher. Elle renvoie
aussi les hommes à l’image de celui qui ne peut pas se
contrôler. Cette étrange conception de l’humain a pour
conséquence de condamner 50% de la population à être
invisible et incapable de quoi que ce soit. Une femme qui
porte la burqa peut parler, mais ne serait-ce qu’un sourire
ne fonctionne pas, puisque personne ne le voit. Un commerce
social avec autrui en devient quasi impossible. Sans
parler d’une vie professionnelle.
Comment votre livre a-t-il été reçu en Allemagne ?
Il a suscité la polémique mais la discussion ne s’est pas
radicalisée. Le spectre de la critique va de «peut-on
faire ça ?» à «est-ce raciste de parler de ce thème sous
cette forme ?» Il y a aussi beaucoup de résonances positives.” |
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Des mots pour agir contre les violences faites
aux femmes
Souvenirs, Monologues, Pamphlets et Prières
Sous la Direction d’Eve ENSLER et de Mollie DOYLE
Ed. des femmes, Antoinette Fouque, 2009, 18€
Parler de l’inexprimé. Parler de ce qui a déj) été exprimé
d’une façon nouvelle et viable, parler de la souffrance, de la
faim. Parler. Parler des violences faites aux femmes, parce
que c’est un problème qui est au coeur même de notre
monde et dont on ne parle pourtant toujours pas, qu’on ne
voit pas, auquel on ne donne pas de poids ou de sens. Pour
que les mots brisent l’engourdissement et la négation, la dissociation et la distance, les mensonges.
Eve ENSLER, poétesse, commédienne, scénariste, consacre
sa vie à la lutte contre les violences faites aux femmes. Elle
est l’auteure de “Les Monologues du vagin (1996)”, une
pièce militante jouée dan splus de 130 pays. Elle est aussi à
l’initiative du mouvement de la fondation V-Day qui soutiennent,
partout dans le monde, l’action des femmes
contre les violences.
Avec Mollie DOYLE, auteure, productrice de pièces de
théâtre et d’émissions télévisées, elle a sollicité une cinquantaine
d’écrivains américains pour composer ce recueil.
Leurs textes ont été mis en scène à l’occasion du festival “Jusqu’à ce que cesse la violence” (New York, 2006). |
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Tricheur de sexe
L’abbé de Choisy : une passion du travesti au
Grand Siècle
Hervé CASTANET
Ed. Max Milo, 2010, 16€
François-Timoléon de Choisy (1644-1724) vécut à la
Cour de Louis XIV. Ami des princes, il rédigea plus de
huit mille pages consacrées à la vie des saints et des
ecclésiastiques. il fu membre de l’Académie française. A
quel titre est-il une référence, à propos de la perversion,
de Jacques Lacan et de la psychanalise ? L’abbé de
Choisy eest connu pour s’être habillé, sa vie durant, en
femme. Il passa des vêtements masculins aux accoutrements féminins - et réciproquement. Il fut femme par éclipses. Il fut homme de la même façon. Ainsi paré, il
s’est évertué à séduire des femmes jeunes et jolies -
jamais des hommes ; il aura même une fille de ses
amours tumultueuses. Que nous apprennent ces pratiques transvestites ? Quelle logique y préside ? Quel lien
avec l’écriture ? En quoi et comment la psychanalyse faitelle
boussole pour s’orienter dans le fantasme qui soutient ce désir de faire La femme ?
Hervé CASTANET, professeur des universités, est
membre de l’Ecole de la Cause freudienne. Il est psycahnaliste à Marseille. Il a publié une quinzaine de livres
notamment sur la clinique des psychoses et les nouages
entre la littérature, l’art et la psychanalyse. |
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Les voix de la Normandie combattante.
Eté 1944
Marie-Josèphe BONNET
E d . Ouest France, collection Documents Histoire, 2010 17€
Voici réunis pour la première fois une soixantaine de
documents inédits rédigés par des FFI, des résistants ou
de simples témoins, sur leur action durant la bataille de
Normandie. C’est une histoire bien différente de l’histoire
officielle que nous racontent ces paysans, ces notables,
artisans, mères de famille, instituteurs, gendarmes ou
curés de village, telle qu’ils l’ont vécue de l’autre côté de
la ligne de front, au coeur de la puissance ennemie et
sous les bombes anglo-américaines...
Marie Josèphe BO N N E T est originaire du Pays
d’Auge. Docteure en histoire d’art, écrivaine et conférencière,
sa thèse “les relations amoureuses entre les
femmes du XVIe au XXe siècle ” a été plusieurs fois
rééditée. Elle a publié récemment aux éditions La
Martinière “Les femmes dans l’art” et chez Odile Jacob “Les femmes artistes dans les avant-gardes”. Elle travaille
actuellement sur la période de l’Occupation, tout en
poursuivant ses recherches sur l’art et le féminisme. |
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Résistances au Féminin
Centre Social Mer et Colline (Marseille)
Ed. Quasit Association, 2005, 10€
Cet ouvrage propose de redécouvrir les témoignages, les
débats et les ateliers qui se sont déroulés les 5, 18 et 31
mars 2005 au centre Social Mer et Colline, en hommage à toutes les résistantes, d’hier et d’aujourd’hui. |
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La fille de ma meilleure amie
Dorothy KOOMSON
Ed.Belfond, 2006, Don adhérente
Kamryn a une belle vie : un poste intéressant, une vie
sociale intense. Des enfants ? Pas tout de suite, peut-être
même pas du tout, surtout depuis une grande déception
amoureuse et la trahison de sa meilleure amie à l’époque,
Adèle... |
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L’ombre d’un doute
Jayne Ann KRENTZ
Ed.Belfond, 2003, Don adhérente
Séduisante spécialiste en art ancien, Cady Bridggs voit sa
vie basculer quand elle tombe follement amoureuse de
Mack Eiaston, un grand courtier qui l’a engagée pour
l’aider à retrouver des tableaux originaux volés... |
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Les Bêtes d’Ombre. Un conte sauvage
Anne SIBRAN (textes) et Stéphane BLANQUET (dessins)
Ed.Gallimard Jeunesse, 2010, 17,50€
C’était tout un village, ils allaient dans la nuit. L’un derrière
l’autre, sans faire de bruit. Les pères restaient derrière, cachés
sous leurs manteaux. Puis les mères venaient ensuite, les che
veux emmêlés ? Seuls les enfants marchaient devant... |
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L’Olympe des Infortunes
Yasmina KHADRA
Ed. Julliard, 2010, 18€
L’Olympe des Infortunes est un terrain vague coincé entre
une décharge publique et la mer, où se décomposent au
soleil les dieux déchus. Il y a Ach le Borgne, qui sait
mieux que personne magnifier les clochards ; Junior le
Simplet ; Mama la Fantomatique ; le Pacha et sa cour de
soûlards, et bien d’autres personnages encore, aussi obscurs qu’attachants. C’est un pays de mirages et de grande
solitude où toutes les hontes sont bues comme sont tus
les plus terribles secrets... |
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Les femmes du braconnier
Claude PUJADE-RENAUD
Ed. Actes Sud, 2010, 21€
C’est en 1956, à Cambridge, que Sylvia Plath fait la connaissance du jeune Ted Hughes, poète prometteur, homme
d’une force et d’une séduction puissantes. Très vite, les
deux écrivains entament une vie conjugale où vont se mêler création, passion, voyages, enfantements? Mais l’ardente
Sylvia semble peu à peu reprise par sa part nocturne, alors
que le “braconnier” Ted dévore la vie et apprivoise le
monde sauvage qu’il affectionne et porte en lui... |
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Camarades
Brigitte HERMANN
Ed. Infolio, 2009, 16€
Entre l’automne 1967 et le printemps 1968, à Lyon, un
groupe d’étudiants se retrouve régulièrement au resto,
désireux de refaire le monde. Nadège et Claudie, deux
filles un peu perdues sont amoureuses de garçons inaccessibles qui les ignorent... Portrait tendre d’une génération romantique et de sa ville, ce récit intemporel met en
scène l’adolescence qui tente de passer à l’âge adulte. |
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L’état du mal-logement en France
15e rapport annuel
Fondation Abbé Pierre, 2010
Le contexte économique et social qui a profondément
affecté la France en 2009 n’a pas été à l’origine de la crise
du logement qui touche le pays. Cette dernière l’a précédé
de beaucoup ! Mais la précarité qui frappe douloureusement nos concitoyens nourrit, renforce et aggrave les conséquences du mal-logement sur les défavorisés et atteint
désormais les classes moyennes également. Si 3,5 millions
de personnes sont mal logées (ou pas logées du tout) sur le
territoire national, la crise du logement touche, elle, 10 millions de personnes à des degrés de gravité divers... |
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Une loi pour les retraites
Débats socialistes et syndicalistes autour de la loi
de 1910
Gilles CANDAR et Guy DREUX
E d . Le Bord de l’Eau, collection Les voies du politique,
2010, 20€
Il y a un siècle, la France se dotait de sa première législation
sur les retraites, la loi d’avril 1910 sur les retraites ouvrières
et paysannes. On connaît assez peu les très riches débats
que cette question provoqua au sein du mouvement
ouvrier, aussi bien dans la presse, dans les congrès qu’au
Palais-Bourbon. Que fallait-il entendre par retraite ? Devaitelle
signifier l’arrêt de tout travail ? A quel âge fallait-il la
recevoir ? Comment devait-elle être financée ? Qui devait la
percevoir ? Dans ces débats tumultueux, le SFIO comme la
CGT sont divisées... Ces débats permettent de mieux comprendre l’extraordinaire transformation à l’oeuvre. Rien de
moins que l’avènement de l’Etat-providence.
Or contrairement aux affirmations des théoriciens de la “société du risque” cette protection sociale est conçue, par
les socialistes, comme l’affirmation essentielle de la dette
sociale et de la propriété sociale. Alors qu’aujourd’hui
toutes les réformes tentent d’individualiser les charges et les
bénéfices de notre système de retraite, cette reformulation
n’est-elle pas d’une brûlante actualité ? Car derrière les sys
tèmes de retraite, c’est bel et bien une certaine façon de
faire société, de faire République qui est en jeu. |
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Ce genre qui dérange
Gender that matters
Sous la Direction de Soraya BEHBA HANI
Ed. Téraèdre, 2010, 15€
Le débat autour du rapport du féminin et du masculin est
l’un des débats les plus difficiles. Il provoque une grande
inquiétude et conduit souvent à des positions passionnées :
le bon genre et le mauvais genre, le bon et le mauvais pouvant être attribués alternativement au féminin ou au masculin. Il convient de rappeler ensuite que la question des
rapports sociaux de genre est arrivée très tardivement dans
le champ de la sociologie et de l’anthropologie. La réflexion
pionnère naît incontestablement en France, avec un
ouvrage subversif : “le deuxième sexe”, publié en 1949 par
Simone de Beauvoir qui récuse pour la première fois l’idée
d’une nature féminine. Mais c’est incontestablement dans
les pays anglo-saxons à travers les “genders studies” et les “women studies” que la notion commence à acquérir une
consistance théorique...
Ce livre constitue une incitation à réexaminer, sur des bases
résolument ethnographiques, les paradigmes antagonistes
de l’universalisme à la française et du différentialisme à
l’américaine. |
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mlf // textes premiers
Collectif
Ed. Stock, 2010 19€
Voici donc des textes “premiers”. Ou plus exactement,quelques textes et documents parmi les premiers qui ont
pu être lus en France, dans les années 1970, à propos de
la libération des femmes.
Premiers, comme on a cru pouvoir dire des arts : ceux qui
vinrent à l’aube. Porteurs de questions inédites pour donner à voir cette histoire émergente, une histoire qui se fait dans
ses premiers moments, dans ses premiers débats.
Premiers, au sens où il y a des nombres premiers, qui ne
peuvent être divisés que par un ou par eux-mêmes...
Premiers, comme le sont les êtres qui naissent, premiers à
eux-mêmes, uniques. Chaque texte unique avance alors
sur son chemin unique mais sur le même terrain, où il
croise d’autres chemins, crée d’autres voies avec eux, formant réseau, se déployant comme le font des troupes
pour faire mouvement. |
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Je SUIS une femme, pourquoi pas VOUS ?
1974/1979 Quand je racontais le mouvement
des femmes dans Libération...
Martine STORTI
Ed. Michel de Maule, 2010, 20€
De 1974 à 1979, Martine Storti est journaliste à
Libération. Jour après jour, elle suit l’évolution des idées
et des revendications féministes et participe à leur diffusion dans la société française.
Rassemblés ici, ses articles racontent l’histoire d’une émancipation, d’une libération, en restituent les tumultes et l’insolence.
Ils disent les manifestations, les luttes, les victoires et les
défaites... Ils disent les combats pour la liberté de l’avortement, contre le viol ou pour l’égalité dans le travail... Ilsdisent les polémiques, les résistances, les injures et les
ripostes... Ils disent aussi la quête d’une autre manière
d’être et de vivre...
Ces années folles et fondatrices sont notre héritage. |
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Le bon mari
Une histoire politique de hommes et des
femmes à l’époque révolutionnaire
Anne VERJUS
Ed. Fayard, 2010, 25€
Le Bon Mari est le titre d’un conte de Marmontel, écri
vain des Lumières, dont le héros vertueux convertit sa
jeune femme mondaine aux bienfaits d’une vie conjugale
placée sous le signe du bien commun. Ce “bon mari”
préfigure le citoyen révolutionnaire, à la fois fils de famille
que la Révolution émancipe de la puissance paternelle et
pater familias ayant la capacité à parler et à voter au nom
des plus “faibles” : les femmes, les enfants et les domestiques. L’autorité familiale, qui dans la société d’Ancien
Régime était réservée à l’aîné des mâles en ligne verticale, passe avec la Révolution à l’individu-citoyen, chef
d’une famille recentrée autour du foyer conjugal, dans
lequel la femme est invitée à se convertir aux opinions,
intérêts et valeurs de son mari. C’est par ce lien politique
entre les époux que sont préservées, dans la théorie républicaine, l’unité et la représentation de la nation... Anne
Verjus retrace, dans la théorie et dans la pratique, l’histoire de cette émancipaton décisive qui place l’union
conjugale au fondement de la construction de la société
politique moderne. |
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Lettres Closes
Maux croisés
Sophie DAOUT
Ed. Sudarènes, 2009, 20€
Maux croisés, de lignes tracées, de réflexions posées,
Sophie DAOUT nous emmène avec elle dans l’univers de
trois femmes. Deux femmes qui se croisent, une troisième
qui passe ? Une correspondance soutenue, des lettres et
un cahier noir, établissent alors les liens au choix de chacune. En vous laissant voyager entre les lignes, par une écriture vivante et claire, Vous, resterez captivé par
l’intensité de l’histoire. |
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Elizabeth Cady Stanton
Naissance du féminisme américain à Seneca
Falls
Textes traduits et présentés par Claudette FILLARD
Ed. ENS, 2009, 23€
Cet ouvrage met en scène une double naissance : celle
du féminisme américain avec le moment inaugural de la
Convention de Seneca Falls en 1848, et l’émergence
d’Elizabeth Cady Stanton comme force vive et tête pen
sante des tout premiers combats pour l’affirmation et la
conquête des droits de la femme aux Etats-Unis.
A travers des textes jamais traduits en français, on perçoit
l’éveil d’une conscience, du cadre privé de l’enfance jusqu’à
l’intervention publique auprès du Congrès de New York en
1854. Mère de famille épanouie, Elizabeth savait déjà que “ce qui est personnel est politique”. Bien née, elle n’en fut
pas moins sensible aux injustices subies par les femmes.
L’audace de sa proposition lui vaudra toutefois la méfiance
des suffragettes à la fin du XIXe siècle, et c’est le nom de
Susan B. Anthony qui sera associé à l’amendement de 1920
accrodant le droit de vote aux femmes. C’est pourtant
Elizabeth Cady Stanton qui, courageusement, en avait
imposé l’inscription dans la Déclaration de sentiments de
1848, rappel ironique des principes fondateurs de la nation
américaine. Les textes présentés participent d’un devoir de
mémoire grâce auquel on découvre que ni le discours
d’Elizabeth Cady Stanton, ni le message de Seneca Falls n’ont
perdu leur actualité. |
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Lettres à Lili.
Correspondance d’amour à Tunis (1943/1944)
Présenté par Aziza DARGOUTH MEDIMEGH
Ed. Cartaginoiseries, 2007
Dans cet échange de lettres, soigneusement conservées et
présentées par leur fille Aziza, le lecteur découvrira l’amour
naissant, puis passionné, de deux jeunes gens et les convic
tions résolument modernistes de Tahar aux prises avec le
conformisme d’une société bourgeoise. Outre le charme de
cette originale éducation amoureuse épistolaire, c’est un
document exceptionnel pour découvrir une époque, un
pays, une génération, une histoire de vie ! |
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Femmes sous emprise
Les ressorts de la violence dans le couple
Marie-France HIRIGOYEN
Ed. Oh !, 2005 (réedition), 18,90€
Docteure en médecine, Marie-France HIRIGOYEN est psychiatre, psychanaliste et psychothérapeute familiale. Elle a
publié, entre autres, “le harcèlement moral, la violence per
verse au quotidien” vendu à 450 000 exemplaires et traduit
dans 24 langues.
A partir de nombreux exemples, elle analyse ici les ressorts
de la violence au sein du couple, car il faut comprendre
pour agir. Un livre utile et pratique qui permet d’intervenir
très tôt, dès les premiers signes de violence psychologique,
bien avant l’apparition de la violence physique.
En France, chaque année, une femme sur dix est victime de
violence dans son couple, trois femmes en meurent tous les
quinze jours. Les agressions physiques dans le couple n’arrivent
pas soudainement. Bien avant les bousculades et les coups, il y
a une escalade de comportements abusifs et d’intimidations. La
pire violence n’est pas la plus visible. Si les femmes ne partent
pas, c’est qu’elles ont été piégées, mises sous emprise.
Comprendre l’emprise, c’est aussi s’en déprendre. |
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La violence faite aux hommes
Une réalité taboue et complexe
Yvon DALLAIRE
Ed. Option Santé, 2009
Yvon DALLAIRE est psychologue et sexologue. Fort de son
expérience de plus de 25 ans en thérapie conjugale avec
des milliers de couples, il a écrit de nombreux ouvrages
s’adressant tant aux hommes qu’aux femmes pour les responsabiliser et les aider à vivre en harmonie. Il exerce en
pratique privée au Centre Psycho-Corporel de Québec,
dont il est le fondateur et offre des conférences et ateliers au
Québec et en Europe.
Son objectif, avec cet ouvrage, n’est pas de partir d’un
débat pour savoir lequel de l’homme ou de la femme est le
plus violent, mais plutôt de susciter une réelle prise de
conscience de toute la réalité de la violence conjugale et
domestique afin, qu’ensemble, hommes et femmes, puis
sent arriver à l’éradiquer. Pour ce faire, il importe de
connaître les réelles dimensions de cette violence, plutôt
que de rechercher un coupable, toujours le même, à punir ?
La violence ne peut être que le résultat d’une malheureuse
escalade réciproque. |
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L’intelligence de l’enfant
Coordonné par Martine FOURNIER et Roger
LECUYER
Ed. Sciences humaines, 2009, 12,50€
L’intelligence chez l’enfant , comment ça marche ? Que
nous apprennent les recherches récentes sur les nourris
sons, sur le langage, sur la créativité ? En quoi les neurosciences, les études sur le cerveau et sa plasticité, la géné
tique nous permettent-elles de mieux comprendre le
développement de l’intelligence ?
L’intelligence est-elle innée ou acquise ? Qu’est-ce-qu’un
enfant “sur-doué” ? Que sait-on de l’autisme ? Pourquoi
l’usage du QI reste-t-il si fréquent ? Quel est le rôle de la
famille, de l’école, de la société et de la culture dans la
genèse de l’intelligence ? La génétique, les neurosciences
comme la psychologie du développement soulignent
aujourd’hui les interactions étroites entre biologie et culture.
Ce livre, rassemblant les contributions des meilleurs spécialistes - psychologues, sociologues, linguistes, cognitivistes...
- répond de manière claire, argumentée et ouverte aux
questions majeures concernant l’intelligence. |
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Vous vieillissez ? Nous aussi...
Christine AGUIAR, Dominique GODFARD
Ed. Chèvre feuille étoilée, 2009, 15€
Deux femmes passent en revue les thèmes, grands et
petits, qui ont jalonné leur existence et autour desquels
se sont articulés leurs vies affective et professionnelle,
leurs rapports aux autres, à l’argent..., et au vieillisse
ment. En effet, à elles deux, 150 ans !
Un regard plein d’humour sur l’époque, qui affirme que,
l’âge venant et en dépit des tracas, on peut réussir sa
vieillesse comme on le dirait d’une autre période de la
vie... Peut-être même est-ce le moment d’une libération,
l’opportunité d’avoir du temps à soi ou de jouir d’une “vitalité seconde”? |
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Hétéros
Discours, lieux, pratiques
Sous la Direction de Catherine DESCHAMPS,
Laurent GAISSAD et Christelle TARAUD
Ed. EPEL, 2009, 24€
Reçue comme allant de soi, immuable, quasi naturelle, et
essentielle au lien social, l’hétérosexualité n’a guère
jusque-là été questionnée. Aussi aura-t-il fallu le développement des recherches gay et lesbiennes pour qu’elle
apparaisse enfin dans son étrangeté et sa portée norma
tive. Il y a une histoire de l’hétérosexualité, une identité,
un genre hétérosexuel non pas inné mais produit par un
certain nombre de lieux et de pratiques dont “Hétéros”,
pour la première fois en France, dresse un inventaire cri
tique... |
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Travail, genre et art
Actes de la journée d’études du 21/11/2008 à
Paris, sous la direction de Catherine MARY,
Delphine NAUDIER et Marie BUSCATTO
GDRE MAGE, Centre Maurice Halbwachs, Cultures et
Sociétés Urbaines, Laboratoire Georges Friedmann
Qu’elles soient plasticiennes, scénaristes de cinéma ou écrivaines, les femmes artistes représentent encore une
minorité de la population concernée et elles sont
d’autant moins nombreuses qu’on s’élève dans la hiérarchie professionnelle. Dans les activités où elles sont à
parité (théâtre) ou dominantes sur le plan numérique,
telles la danse, elles sont là encore moins souvent présen
tent aux fonctions de direction et leurs conditions de tra
vail et d’emploi sont, en moyenne, moins bonnes... |
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 | | | |  | | Histoire du travail des femmes, Françoise BATTAGLIOLA Ed. La Découverte, 2008, 8,50€
Depuis
la seconde moitié du XIXe siècle, le travail des femmes s’est exercé de
plus en plus hors du cadre familial et le salariat est devenu réalité.
Grâce à la progression de la scolarité des jeunes filles, les femmes
ont pénétré des secteurs et des professions jusqu’alors occupés par des
hommes. Plus particulièrement consacré à la France, ce livre interroge
les paradoxes d’une histoire où l’activité professionnelle des femmes a
toujours été particulièrement fréquente tout en étant marquée par les
inégalités liées au genre, montrant à quel point cette histoire est
inséparable de celle des rapports de domination des hommes sur les
femmes.
| |  | | | |  | | J’accouche bientôt et j’ai peur de la douleur, Maïtie TRELAUN Ed. Le Souffle d’or, 2008, 22€ Depuis
la nuit des temps, les femmes mettent au monde leur petit d’Homme. Ce
moment est bien souvent vécu comme une épreuve douloureuse. Pourquoi ?
Quelle est cette douleur ? Est-elle utile ? Faut-il aller à sa
rencontre ou la fuir ? Pourquoi est-elle si souvent vécue comme une
souffrance ? Ce livre allie une approche scientifique de la naissance,
accessible à tous, à une réflexion sur la douleur en général et la
douleur de l’enfantement en particulier. Il apporte une compréhension
globale de l’enfantement très novatrice, aux antipodes de l’hyper
médicalisation actuelle. Les parents trouveront ici des outils très
concrets pour vivre ce moment, donner du sens à cette douleur, en faire
un tremplin vers soi-même, être acteur de cette naissance.
| |    | | | |  | A | Le fils de sa mère, De la force du lien mère-fils, Véronique MORALDI Ed. de l’Homme, 2008, 22€
L’amour
d’une mère pour un fils ? C’est un amour inusable et inoxydable,
quelles que soient les intempéries. Et le fils le lui rend bien, lui
pour qui la mère est le premier objet d’amour mais aussi la première
image de la femme. En lui transmettant des valeurs morales, des traits
psychologiques et une façon d’appréhender le monde, la mère marque le
fils de son empreinte pour la vie. Alors qu’advient-il du fils quand sa
mère est abusive, défaillante, castratrice, voire perverse ? Comment,
elle qui est une femme, peut-elle “faire un homme” et le rendre libre ?
Voilà quelques-unes des questions que l’auteure aborde en offrant ses
réflexions sur un sujet épineux qui inquiète tant de mères! | A |  | | | |   | | Le syndrome de la mère poule, Apprendre aux ados à faire face aux risques et aux responsabilités, Michael UNGAR Ed. de l’Homme, 2008, 23,50€
Pourquoi
avons-nous si peur pour nos adolescents ? Nous les conduisons en
voiture à leurs rendez-vous de jeu, nous planifions la moindre de leurs
activités, nous les abritons de tous les dangers imaginables. Nous
pensons veiller ainsi sur le bien-être. Mais quand ils deviennent de
jeunes adultes et que nous persistons à gérer leur vie et à intervenir
entre eux et leurs enseignants ou leurs entraîneurs, nous les empêchons
à notre insu d’atteindre leur plein potentiel. Les adolescents sont
naturellement programmés pour prendre des risques et rechercher les
responsabilités, car c’est ainsi qu’ils découvrent leurs limites. Ce
livre nous apprend à accepter que les jeunes vivent un face-à-face
raisonnable avec un certain nombre de périls qui les aideront à mieux
relever les défis de l’âge adulte.
| |  | | | |  | | Ma mère est schizophrène, Benoît BAYLE Ed. Erès, 2008, 23€
Le
titre de cet ouvrage est un appel, celui lancé par des enfants de mères
schizophrènes, devenus adolescents ou adultes, dialoguant sur le net, à
l’occasion de forums de discussions. “Ma mère est schizophrène” dit
leur souffrance, mais aussi l’importance d’un soin pensé dès la
grossesse et la naissance, dans la continuité, au fil du développement
de l’enfant.
| |  | | | |  | | Dolto, si tu reviens, j’annule tout ! , Patrick BEN SOUSSAN Ed. Erès, 2008, 10€
Ce
livre n’est pas un pamphlet néo-réac, même s’il se propose d’aller à la
rencontre du nouveau bébé néolibéral et de ce monde postmoderne qu’il
habite. Ce livre n’est pas une bougie de plus sur le gâteau éditorial
du 100e anniversaire de la naissance de Françoise Dolto et du 20e
anniversaire de sa mort, même s’il profite de cette célébration pour
proroger la date limite de consommation de tout ce qu’elle nous a
légué. Ce livre n’est pas la version “pipol”, traficotée, de “sa vie,
son oeuvre”, même s’il est une forme de lettre d’amour et d’hommage à
l’adresse de cette grande dame de la psychanalyse française. | |   | | | |  | | Les mots de Françoise Dolto, Pour les enfants et leurs parents, Dessins de Lionel KOECHLIN Ed. Gallimard Jeunesse, 2008, 13€
Un livre dans lequel l’auteur illustre la pensée de Françoise Dolto.
| |   | | | |  | | La pédophilie, François ANCIBURE, Marivi GALAN-ANCIBURE Ed. Dunod, 23€
La
pédophilie suscite une horreur indicible entretenue par la confusion
qui règne autour de cette conduite perverse et la rareté des travaux la
concernant. “Comprendre” la pédophilie implique non pas d’excuser ou de
prendre partie, mais d’élaborer une approche raisonnée, afin de
susciter une réflexion qui oriente une pratique médico-sociale et
judiciaire.
| |   | | | |  | | La protection de l’enfance, Ouvrage collectif coordonné par Francis BATIFOULIER Ed. Dunod, 2008, 23€
Parce
qu’il y est question de sujets en souffrance, la protection de
l’enfance est un champ d’action qui génère des positionnements
pluriels, contrastés et même opposés. C’est également un secteur dont
on ne peut appréhender la complexité qu’en faisant droit à une
pluralité d’approches : politique, juridique, éducative, psychologique,
...Ce livre s’adresse à tous les acteurs de la protection de l’enfance,
directeurs d’établissements et responsables de services, travailleurs
sociaux, responsables administratifs et politiques, juristes, ... Il
doit permettre à chaque lecteur de construire sa représentation d’une
question sociale porteuse d’enjeux majeurs pour le devenir de notre
société. | |   | | | |  | | A travers le feu, Zosia GODBERG Ed. le Cherche Midi, 2008, 18€
Varsovie,
1939 : “Tu mourras parmi les gentils !” Telle est la malédiction
proférée au milieu du ghetto par un homme à l’encontre de la jeune
Zosia Goldberg, sous prétexte qu’elle ne parle pas yiddish. Plutôt que
de prendre cela comme un mauvais sort, Zosia y entend un message de la
destinée. Expérience d’une folie humaine sans nom et récit bouleversant
d’une lutte pour la survie au quotidien. A travers le feu est également
le portrait d’une héroïne ordinaire, d’une énergie hors du commun,
toujours en résistance, n’abandonnant jamais.
| |   | | | |  | | Clandestine, Le journal d’une enfant sans papiers, Loriane K Ed. Privé, 2008, 17,50€
Je
m’appelle Loriane, j’ai aujourd’hui quinze ans. J’ai commencé ce
journal il y a un peu plus de deux ans. Il était comme un confident. Je
n’ai jamais pu parler de mon histoire de sans-papiers à quelqu’un
d’autre. Trop peur d’être dénoncée sans doute. C’est donc à lui que
j’ai raconté la peur d’être expulsée, d’être séparée de mes parents, de
mon frère et de ma soeur, la crainte de la police et des galères
d’argent. Mais aussi mes difficultés à grandir dans un pays qui ne veut
pas de moi.
| |  | | | |  | | De la zone à l’ENA, Anne JOUBERT Ed. le Cherche Midi, 2008, 15€
Anne
Joubert est dipômée de l’ENA, mais c’est une énarque à nulle autre
comparable dont la vie fut une suite de défis. Elle a vécu l’expérience
de la zone au milieu de délinquants, clochards, drogués. Elle a fait la
manche, passé des nuits dehors ou dans des squatts. La volonté de s’en
sortir, d’élever ses filles, l’a amenée au journalisme puis à
l’enseignement, mais elle voulait aller encore plus loin, prouver que
c’était elle qui distribuait les cartes et qu’elle serait désormais aux
commandes de sa vie mais toujours au service des autres. Et ce fut la
gageure du concours d’entrée de l’ENA. Quelle magnifique leçon de vie
que ce récit sans pathos où l’espoir se construit à force de volonté !
| |   | | | |  | | Un amour hors la loi, Nuray KURT Ed. Michel Lafon, 2008, 17,95€
Nuray,
une jeune femme française d’origine turque, vit avec son fils qu’elle
élève seul. Un jour, elle rencontre Abdullah, un jeune Turc d’origine
Kurde qui habite et travaille en France. L’amour dès le premier regard.
Ils s’installent rapidement ensemble, se fiancent et programment même
leur mariage. Mais Abdullah est sans papiers. Et lors d’un contrôle
d’identité, il se fait arrêter. Commencent alors pour Nuray les
allers-retours vers le centre de rétention, l’attente et l’angoisse du
jugement. Le verdict finit par tomber : Abdullah est expulsé vers la
Turquie, où il risque la mort. Depuis, Nuray se bât sans relâche pour
retrouver l’amour de sa vie. | |  | | | |  | | Flic tout simplement, Martine MONTEIL Ed. Michel Lafon, 2008, 17,95€
Première
femme commissaire à diriger tour à tour la Brigade des stups, la
Mondaine, la Brigade de répression du banditisme et la célèbre Crime,
enfin “patron” de la PJ avant d’être nommée Préfete - Secrétaire
Générale de la Zone de défense de Paris, Martine Monteil a eu une
carrière d’exception. Elle en retrace avec humour les péripéties
professionnelles, les rapports avec ses collègues masculins et la
nécessité de s’imposer, sans droit à l’erreur... Mais son témoignage,
qui se dévore comme un polar, va bien au-delà : il dévoile tous les
aspects de la vie alentour, des plus cocasses aux plus dramatiques. Un
regard féminin sur un métier qui plonge au coeur même de l’humanité. | |    | | | |  | | Je partirai, je pars toujours, Sylvia ROZELIER Le Passage Editions, 2008, 15€
Judith
et Yann s’aiment depuis cinq ans. C’est long et très court à la fois
cinq ans. Le temps qui passe sur les êtres comme par mégarde, léger et
doux. Et puis un soir, quelque chose dans l’air, infime. Rien n’a
changé et pourtant... Chez Judith, un sentiment d’urgence. Leur
histoire réclame sa part de vérité. Un projet. Un départ. Elle emmènera
Yann là-bas, dans la maison du bord de mer, La Gatière, ce lieu de
l’enfance qu’elle n’a jamais ouvert à personne. Ni à lui, ni à aucun
autre homme. A Yann, elle donnera cette part d’elle-même jamais
dévoilée. A leur histoire, une preuve... Face à la mer, face à
eux-mêmes, un cap à franchir. Se gagner ou se perdre. C’est
l’histoire des mots qu’on prononce le premier soir, qui donnent le ton,
annoncent la couleur... l’histoire déjà écrite avant d’avoir commencé. | |   | | | |  | | Lulu Femme nue, Etienne DAVODEAU Futuropolis, 2008, 16€
Suite
à un énième entretien d’embauche raté, Lulu, mère de famille de
quarante ans, sans histoire, décide de ne pas rentrer à la maison,
abandonnant mari et enfants aux amis désemparés. C’est justement l’un
d’eux, Xavier, qui raconte au cours d’une veillée réunissant les
proches de Lulu ce qu’il sait. Il est parti à la recherche de Lulu, il
l’a retrouvée et l’a suivie en cachette... Elle n’avait rien prémédité.
Elle s’octroyait quelques jours de liberté, sans autre projet d’en
profiter pleinement, sans culpabiliser : une vacance inédite. Une bande
dessinée dans laquelle Etienne Davodeau renoue avec la fiction, à sa
manière, c’est à dire au plus près des gens, ceux de la vie de tous les
jours, ancrés dans le réel. | |  | | | |
Le
Centre Ressources remercie tous les éditeurs qui concourent chaque mois
à l’enrichissement du fonds par l’envoi des ouvrages en service presse
et participent ainsi aux objectifs du CODIF en matière d’accès à la
culture et à l’information des publics accueillis - femmes en priorité,
mais aussi hommes et enfants, personnes ayant besoin d’un soutien
spécifique et ponctuel ou usager-e venu-e chercher un renseignement,
emprunter quelques-uns de nos ouvrages, ou qui participe aux
manifestations et évènements du Centre Ressources (“Parole aux
Lectrices”, Café d’Echanges...). |
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